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Les logements belges de plus en plus vulnérables à la chaleur : Principaux enseignements d’une nouvelle étude climatique
La chaleur extrême représente un risque croissant en Belgique. Une nouvelle étude menée par la KU Leuven et Archipelago Architects révèle que les logements et les environnements urbains belges ne sont pas suffisamment préparés à l’augmentation des températures. Lors du salon Batibouw, la professeure Nicole Van Lipzig et Joost Declercq ont présenté les conclusions de cette recherche. L’enregistrement complet de la présentation est désormais disponible en ligne.
La chaleur, une menace silencieuse
Selon la professeure Van Lipzig, 90 % des décès liés aux phénomènes météorologiques extrêmes en Europe sont dus à la chaleur. Contrairement aux tempêtes ou aux inondations, les vagues de chaleur provoquent peu de dégâts visibles, mais leurs conséquences humaines sont majeures.
La canicule de 2003, qui a entraîné 70 000 décès supplémentaires en Europe, reste un signal d’alarme clair quant aux dangers des températures élevées prolongées.
De nouveaux scénarios climatiques révèlent une exposition accrue
À l’aide de scénarios climatiques à haute résolution (2,8 km), la KU Leuven a analysé l’impact du réchauffement climatique sur les logements belges. Les principales conclusions sont les suivantes :
Aujourd’hui, les habitations belges connaissent moins de 40 jours par an avec des températures supérieures à 25 °C.
Avec un réchauffement mondial de +2 °C (potentiellement d’ici 2039), des centaines de milliers de logements et au moins 700 000 habitants seront exposés à une charge thermique nettement plus élevée.
Les régions les plus touchées seront notamment le Limbourg, le Hainaut et la province de Luxembourg.
Le nombre de nuits chaudes, essentielles à la récupération physique, augmentera fortement, surtout dans les îlots de chaleur urbains.
Repenser la qualité du logement et l’aménagement urbain
Selon Archipelago Architects, le problème débute dès l’aménagement du territoire : surfaces fortement imperméabilisées, manque de verdure et protection solaire insuffisante favorisent l’accumulation de chaleur.
Par ailleurs, les logements belges sont encore majoritairement conçus pour le confort hivernal. Leur capacité à bien retenir la chaleur devient ainsi un désavantage majeur durant l’été.
L’échelle du refroidissement : la climatisation en dernier recours
Joost Declercq met en avant l’échelle du refroidissement, une approche durable par étapes pour limiter le stress thermique dans les bâtiments :
Refroidir l’environnement
Plus de végétation, moins de surfaces imperméabilisées, intégration d’éléments aquatiques.Empêcher la chaleur d’entrer
Protections solaires extérieures, matériaux réfléchissants, toitures claires.Miser sur le refroidissement passif
Ventilation nocturne, effet de cheminée, ouvertures de ventilation sécurisées.Appliquer un refroidissement actif
Climatisation ou refroidissement par le sol uniquement lorsque les autres mesures sont insuffisantes.
Aujourd’hui, ces trois premières étapes sont encore trop souvent ignorées, au profit d’une installation directe de climatisation, ce qui peut aggraver la surchauffe des zones urbaines.
Prochaines étapes pour le secteur de la construction
Verozo travaille actuellement avec des acteurs clés du secteur de la construction à l’élaboration d’une déclaration commune destinée aux ministres régionaux de l’Énergie. Une fois finalisé et approuvé, ce document sera partagé avec l’ensemble des membres.
👉 En savoir plus sur : https://www.verozo.be/
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